Qui était Jean-Jacques Rousseau ?

Le temps et l’histoire ont toujours été marqués par de grands esprits, de grands noms et de grandes personnes. Jean Jacques Rousseau fait partie de cette catégorie. Cet éminent écrivain et philosophe genevois a marqué l’histoire et est, d’ailleurs, l’une des figures récurrentes du siècle des Lumières. Citons notamment « Confessions » parmi ses œuvres les plus réputées. Seulement, son histoire ne s’arrête pas là !

Jean-Jacques Rousseau : un grand homme !
C’est à Genève le 28 juin 1712 que Jean Jacques Rousseau a vu le jour pour quitter le monde le 02 juillet 1778 à Ermenonville.

Ecrivain

 Il était un écrivain, un philosophe, mais aussi un musicien genevois francophone. C’était un orphelin depuis son plus jeune âge, ce qui l’a obligé à l’errance. Certes, ses livres et ses lettres se font connaitre à partir de 1749. Seulement, leurs forts succès engageaient souvent des conflits avec l’église. Une situation qui le forçait très souvent à changer de résidence renforçant d’autant plus son sentiment de persécution. Pour avoir une vision complète rendez-vous sur la page wikipedia.

La littérature

Au niveau littéraire, un des grands succès de Jean Jacques Rousseau était le roman épistolaire « Julie ou la Nouvelle Héloïse » sorti en 1761. Notons que ce livre faisait partie des plus gros tirages du 18e siècle. Ce qui séduisait dans ce roman était son aspect préromantique allant dans le sens de l’amour et de la nature. Viennent ensuite « Les Confessions » qui a été rédigé entre 1765 et 1770 ainsi que « Les Rêveries du promeneur solitaire » publié en 1782. Dans ce dernier ouvrage, Rousseau s’était adonné à l’approfondissement de ses sentiments intimes.

Jean Jacques Rousseau était d’une grande élégance littéraire. Ce qui a induit à une transformation de la poésie ainsi que de la prose française qui a enfin connu la libération face aux normes rigides du Grand Siècle.

La philosophie

Jean-Jacques Rousseau était aussi un philosophe dont la philosophie politique se basait essentiellement sur le fait que l’homme était fondamentalement bon et que c’était la société qui le corrompait. La bonté, ici, était définie par le manque de désirs de l’homme dans son état naturel. Le rendant ainsi plus farouche que méchant. Méchanceté qui se bâtit au fur et à mesure que l’homme interagit avec d’autres individus. C’est de là qu’est née l’inégalité !

Rousseau affirmait que pour que l’homme puisse retrouver sa bonté naturelle, il devait alors ériger des contrats sociaux et ainsi être gouverné par des lois issues de la volonté générale. Pourtant, Rousseau ne pensait pas que cette volonté générale était universelle. Elle est spécifique à un Etat ou à un corps politique tout aussi spécifique.

Rousseau aurait-il travaillé dans la voyance en 2020 ?

D'après ce que l'on peut comprendre en étudiant la vie de Rousseau, son caractère précurseur, son esprit d'analyse et son sens de l'altruisme nous amènent à considérer cette hypothèse farfelue. Bien sûr, les gens brillants au destin national se retrouvent le plus souvent au sommet de l'état. Son oeuvre est d'une consistance qui le place parmi les 10 ou les 100 personnages les plus importants de l'histoire et qui sont justement passé à la postérité. Néanmoins, un cabinet de voyance audiotel se réclame de Rousseau et de ses valeurs : l'homme naît naturellement bon et son destin est influencé par des forces néfastes. Esotérisme, planètes, on ne sait pas trop mais l'important est que la base est naturellement bonne.
Ces influences externes sont difficiles à cerner. Dès lors, le futur et l'avenir d'un individu tend à le façonner sur des aspects négatifs. C'est dans cette optique que travaillent ces médiums qui se réclament de JJ Rousseau.
Humour !

Plus loin

Notons que Jean-Jacques Rousseau faisait partie des premiers à conférer la souveraineté au peuple ! C’est donc un penseur de la démocratie. Concept et doctrine qu’il nommait dans le temps : gouvernement tempéré ou encore aristocratie élective. Rousseau était également un fervent critique de la philosophie et la pensée politique de Locke ou encore de Hobbes. Lui pensait farouchement que l’intérêt et l’interdépendance économiques conduisaient inexorablement à l’inégalité, à l’égoïsme.

Bien entendu, la critique de Rousseau face à la philosophie des Lumières est juste interne. Il ne veut en rien régresser à l’ancien républicanisme ou encore à Aristote. Notons que cette philosophie spécifique de Rousseau à l’époque avait grandement influencé la période révolutionnaire. Cette période est, d’ailleurs, la période où son livre « Contrat Social » avait été redécouvert. Sur le long terme, c’est Rousseau qui avait marqué le mouvement républicain français ou encore la philosophie allemande. Pour donner un exemple, l’impératif catégorique de Kant était surtout basé sur la philosophie de la volonté générale de Rousseau.

L’enfance et la famille de Jean-Jacques Rousseau

La biographie de Jean-Jacques Rousseau faite par Raymond Trousson indique que l’origine de la famille du philosophe était de Montlhéry qui est près d’Étampes juste au sud de Paris. L’aïeul de Jean-Jacques Rousseau qui était Didier Rousseau avait été contrait de fuir la ville à cause de la persécution religieuse contre les protestants. Suite de quoi il s’était installé à Genève en 1549 où il avait ouvert une auberge.

Le grand-père Rousseau, son fils Didier Rousseau et son petit-fils Jean Rousseau pratiquaient tous le métier d’horloger. Métier qui était alors bien lucratif et respecté.

Jean-Jacques Rousseau est le fil d’Isaac Rousseau et de Suzanne Bernard. Comme ses prédécesseurs, le père de Rousseau était aussi horloger et sa mère était aussi une fille d’horloger que l’on appelait Jacques Bernard. Clairement, c’est le 28 juin 1712 que Jean-Jacques Rousseau a vu le jour dans la haute ville de Genève au domicile de ses parents. Notons que les parents de Jean-Jacques Rousseau s’étaient mariés après une première union entre les deux familles. En effet, le frère de Suzanne avait déjà épousé la sœur d’Isaac auparavant.

Un premier enfant était né de l’union d’Isaac et de Suzanne : François Rousseau. Par la suite, Isaac a laissé femme et enfant à Genève pour exercer son métier d’horloger à Constantinople. Après six ans d’absence, il revient au foyer le 1711 pour avoir un deuxième enfant avec sa femme. Suzanne décède le 07 juillet 1712. Soit neuf jours suivant la naissance de Jean-Jacques Rousseau d’une fièvre puerpérale.

Jean-Jacques Rousseau a donc été contraint de vivre sans sa mère et a été élevé par son père et sa sœur dans la maison de Grande rue où il était né. Le deuil continuel de sa mère et la compagnie de son père l’avaient amené à faire des lectures précoces.

C’est une altercation avec un compatriote qui contraint Isaac Rousseau à se réfugier à Nyon le 11 octobre 1722. Les problèmes avec la justice font qu’il n’est jamais revenu à Genève par la suite. Seulement, il avait gardé le contact avec son fils Jean-Jacques Rousseau qui faisait régulièrement le voyage entre Genève et Nyon. C’est le double beau-frère d’Isaac : Gabriel Bernard qui a pris soin de Jean-Jacques Rousseau en l’absence du père. Gabriel a, par la suite, confié le jeune Rousseau à la pension au pasteur Lambercier à Bossey. Il y passera deux ans avec son cousin Abraham Bernard. Concernant son frère, François Rousseau, on a perdu sa trace en Allemagne puisqu’il avait quitté le foyer très tôt.

Une fois revenu de son pensionnat, Jean-Jacques Rousseau avait été placé en apprentissage chez un greffier par son oncle. Suite à un manque de motivation de Rousseau, Gabriel l’avait placé chez un maitre graveur : Abel Ducommun. Jean-Jacques s’est vu contraindre à une rude discipline pendant la période du contrat qui était de cinq ans. Par crainte d’être battu à nouveau par son maître, Jean-Jacques Rousseau a fui Genève après avoir fait ses adieux à son cousin Abraham.

La philosophie de Rousseau

Il faut dire que Rousseau était un autodidacte dans le domaine de la philosophie. Il n’avait donc suivi aucun cours de Philosophie. Il s’était focalisé sur l’analyse de ses prédécesseurs immédiats qui étaient Descartes, Malebranche, Leibniz, Locke ou encore les jusnaturalistes. Ce sont ces grands noms qui ont fait de Jean-Jacques Rousseau le philosophe tel qu’on le connait maintenant.

Juste après la sortie de son premier ouvrage : « le discours sur les sciences et les arts », Rousseau affirmait ne pas être un philosophe de profession. Il exprima également sa méfiance contre ceux qui se faisaient appeler « philosophes ».

Pour entrer dans les détails, la pensée de Rousseau reflétait trois grands aspects :

Dans un premier temps, il faut savoir que Rousseau était le premier critique de la pensée politique et philosophique déployée à la fin du 17e siècle. D’après lui, la définition du progrès est le déclin de la vertu et du bonheur alors que les systèmes politiques de Locke et de Hobbes se focalisaient sur l’interdépendance économique et l’intérêt.

Par la suite, Rousseau critique vigoureusement la théorie politique et philosophique de son temps en intérieur. Certes, il accepte les préceptes des traditions individualistes et empiristes, mais en tire des conclusions autres. C’est en se posant certaines questions qu’il axe sa compréhension de ces grands concepts comme la modélisation de la nature humaine pour atteindre un Etat démocratique, par exemple.

En outre, Jean-Jacques Rousseau est le premier à penser à la démocratie en tant que seule et légitime forme d’Etat. En effet, dans ses écrits, Rousseau affirmait que Pufendorf, Grotius et Locke étaient dans le faux en pensant que la passion était naturelle chez l’homme. Pourtant, elle était juste le produit de l’histoire d’après Rousseau. Les besoins primaires visaient plus à isoler les hommes que de les rapprocher selon Pufendorf ou d’attiser leur discorde comme avec Hobbes.

Contrairement aux pensées de Grotius et Hobbes qui disaient que la liberté pouvait s’aliéner, car la vie était première, Rousseau soutenait dans son contrat social que la liberté était inaliénable, car la liberté et la vie étaient synonymes. En outre, si Hobbes disait que le peuple était constitué via la terreur du pouvoir, Rousseau, lui, affirmait qu’il était constitué suite à un pacte social fondé grâce à une unité politique.

Suite à ces forts courants de pensée, Rousseau a changé de vie vers 1756 pour se focaliser sur le précepte qu’il clame dans ses nombreux textes : « consacrer sa vie à la vérité ! ».